mayo 14, 2024 Books / Français / Publications
Bienvenue. Vous trouverez ici quelques éditions en français.

2015 – Libertalia
Lire la Première Phase du Capital.
Suivi de Crise et Critique
La théorie peut-elle être une pratique permettant d’en finir avec le capitalisme ? C’est ce que suggère l’auteur de Changer le monde sans prendre le pouvoir (Lux/Syllepse, 2007) et Crack Capitalism (Libertalia, 2012) dans deux textes inédits. Pour John Holloway, il convient « d’ouvrir » et de « casser » les concepts classiques de l’économie politique qui se présentent comme neutres et homogènes. C’est derrière cette façade qu’apparaît un monde d’insoumissions et d’antagonismes. Quand la théorie se fait critique, elle propose les pistes d’un changement radical du monde : elle est théorie de la crise.
C’est dans cette perspective que ce petit livre invite à relire de manière originale la première phrase du Capital de Marx. À contre-courant du marxisme orthodoxe, Holloway montre que Marx ouvre sa critique de l’économie politique à partir de la « richesse » et non pas de la « marchandise ». Cette lecture minutieuse conduit à ne pas considérer la « marchandise » comme un fait accompli dont nous ne pourrions nous défaire. Elle est au contraire le produit d’une abstraction de l’activité humaine dans le capitalisme. Penser la « richesse » en premier lieu, c’est-à-dire la force créatrice de l’humanité, c’est considérer que nous pouvons briser la cohésion sociale propre à l’économie de marché. La remise en cause des formes et concepts capitalistes s’opère ici et maintenant au travers de multiples ruptures et révoltes.
Ces deux textes sont précédés d’une préface inédite de l’auteur pour l’édition française.

2012 – Syllepse
Néozapatisme : échos et traces des révoltes indigènes
Pourquoi tourner à nouveau notre regard vers les zapatistes du sous-commandant Marcos? Parce que, partout, de New York à Tunis, de Madrid au Caire, sans oublier les quartiers populaires de France, une question se pose : que faire de la colère ? Que faire ? La question posée par Lénine continue à être pertinente alors même que la réponse qu’il a apportée a cessé de l’être.
Ce livre ne nous invite pas à chercher au Chiapas un modèle ! Il nous invite à y trouver l’écho d’une nouvelle manière de parler de la révolution. Venu de la prestigieuse Université de Puebla (Mexique), il nous propose d’explorer les questions que soulève l’insurrection zapatiste. Pour ce faire, les auteurs se tournent vers l’école de Francfort, vers Ernst Bloch, vers Mikhaïl Bakhtine qui ont tracé, il y a plus d’un demi-siècle, les voies d’une critique de l’orthodoxie «marxiste».
Ces pistes se croisent avec celles qu’ont tracées les zapatistes dans les forêts du Chiapas. Ces derniers nous convient ainsi à la rencontre dans la Jungle Lacandone entre Walter Benjamin, Theodor Adorno et les commandants zapatistes.
Il ne s’agit de rien de moins que de mettre un terme à l’amertume de l’histoire et de repenser les modalités d’un mouvement d’opposition qui aille au-delà du système mortifère dans lequel nous vivons.

2012 – Libertalia
Crack Capitalism
« La révolution ne consiste pas à détruire le capitalisme mais à refuser de le fabriquer. La présenter comme la destruction du capitalisme, c’est partir perdant, c’est ériger un grand monstre en face de nous, si terrifiant que, soit nous renonçons par désespoir, soit nous en concluons que notre seule façon de tuer le monstre est de construire un grand parti avec des dirigeants héroïques qui se sacrifient (et tous ceux autour d’eux) au nom de la révolution. Nous partons à nouveau perdants, cette fois en élaborant une grande fable d’héroïsme, de direction, de sacrifice, d’autorité et de patience, une fable peuplée de saints – Lénine, Trotski, Rosa, Mao, le Che, Marcos ou qui vous voudrez – qui reproduit ce que nous voulons détruire. Présenter la révolution comme la destruction du capitalisme, c’est la mettre à distance de nous, c’est la reporter dans le futur. La question n’est pas dans le futur. Elle se pose ici et maintenant : comment cessons-nous de produire le système par lequel nous détruisons l’humanité ? »
Dans cet essai, John Holloway suggère que le capitalisme est déjà largement fissuré, en crise permanente, et contrarié par de multiples refus de sa force de cohésion. La force des brèches réside dans leurs aspirations partagées contre le travail capitaliste et pour un type d’activité différent : faire ce que nous considérons nécessaire ou désirable. Construit en 33 thèses, Crack Capitalism ranimera le débat dans les réseaux militants, parmi les Indignados, les chercheurs critiques et toutes celles et ceux qui aspirent aujourd’hui à changer le monde.

2012 – Syllepse
Changer le Monde sans Prendre le Pouvoir
Dans ce livre, John Holloway mène une analyse théorique et politique de ce que portent les mouvement sociaux depuis le milieu des années 1990, impulsés notamment par la révolte zapatiste en 1994. Il montre que ces mouvements luttent pour un changement radical, mais dans des termes qui n’ont rien à voir avec la radicalité des luttes antérieures qui visaient la prise du pouvoir d’État. Holloway s’interroge sur la manière de reformuler notre compréhension de la révolution en tant
que lutte contre le pouvoir et non pas pour le pouvoir. Après un siècle de tentatives manquées visant à mener des changements radicaux, le concept de révolution est entré en crise.
Depuis sa parution en langue espagnole, puis anglaise, Changer le monde sans prendre le pouvoir a suscité de nombreux débats en France, des colonnes du Nouvel Observateur au milieux altermondialistes voire dans ceux de la droite et même de l’extrême droite. Bien que l’ouvrage n’était pas encore disponible en français, nombreux ont été ceux qui l’ont commenté. Sa parution en français constitue donc un
événement.